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Enseigner l’innovation – Réflexions sur le STEMFest 2015

Thursday, October 01, 2015 1:29 PM | Deleted user

J’ai récemment eu le plaisir de visiter Saskatoon à l’occasion du deuxième STEMFest international. La programmation, riche, comportait notamment une présentation Skype du professeur Tony Wagner, spécialiste en résidence à l’Innovation Lab de l’Université Harvard. Il a parlé de la nécessité d’apprendre aux enfants à innover dans la salle de classe. Sa présentation regorgeait de citations idéales pour Twitter, au point que c’était difficile d’écouter et de « gazouiller » en même temps! J’ai dû me rabattre sur un bon vieux duo papier-crayon pour ne rien manquer de sa sagesse.

En révisant mes notes, je suis à nouveau frappé par un fait : les centres de sciences répondent parfaitement à ce besoin de transmettre le goût de l’innovation. Tony évoquait l’importance du jeu libre, et ce, à tout âge. Il affirmait que le but de l’école n’était plus de simplement transmettre du contenu, puisque l’information est facilement accessible sur le Web. Nous devons plutôt fournir aux élèves des occasions d’utiliser leur curiosité naturelle pour trouver ce qui fonctionne. Ils doivent essayer, se tromper, et mettre à profit leurs expérimentations. J’ai aussi noté cette perle : « l’innovation est un sport d’équipe et l’isolement est son ennemi. »

Plus tard ce matin-là, j’ai observé un groupe d’élèves du secondaire incarner ces principes au kiosque du Centre des sciences de la Saskatchewan. Ils utilisaient des pailles, du ruban-cache et des boules de coton pour construire des tours. Avec aucun autre incitatif que l’aspiration à se péter les bretelles, ils ont formé des équipes et ont travaillé dur pour bâtir une tour plus haute que les autres et qui puisse résister au « vent » généré par le démonstrateur.

Les élèves ont examiné attentivement ce qu’ont fait les autres équipes et ont discuté des améliorations potentielles. Ils débattaient, expérimentaient, voyaient ce qui fonctionnait ou non… Lorsqu’une équipe testait la résistance au vent de leur structure, les autres observaient et l’évaluaient. Parfois, ils en venaient à réévaluer leurs propres tours.

En tant que professionnels des centres de sciences, vous vous doutez bien qu’il y avait là une sacrée ambiance! Certains parleront d’un « tohu-bohu », d’autres d’un « chaos contrôlé »… Dans tous les cas, c’était franchement excitant! Ces jeunes innovaient, définitivement. C’est sans doute pourquoi le kiosque du Centre des sciences de la Saskatchewan était le plus affairé de la pièce!

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